3.9.2 [01QQ]
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3.9.2
L’intégrale est linéaire dans le sens suivant. Soit une famille localement finie et dénombrable de formes mesurables de type (resp. ) à supports fortement paracompacts dans , et soit une famille de nombres réels.
La forme est alors bien définie, et à support fortement paracompact dans : pour le voir, on choisit pour tout un ouvert paracompact de contenant .
Chaque composante connexe de est dénombrable à l’infini. Comme les sont en nombre dénombrable, chaque composante connexe de est dénombrable à l’infini. Par conséquent, est un ouvert paracompact de contenant le support de chacune des , et a fortiori le support de .
On a alors
et
dans le cas intégrable.
Pour le voir, on commence par choisir un ouvert paracompact de contenant (on a vu ci-dessus qu’un tel ouvert existe toujours).
Donnons-nous une famille de domaines affinoïdes de tels que les recouvrent , et une partition de l’unité lisse sur , subordonnée à .
Fixons . Comme la famille est localement finie, et comme le support de est constitué pour tout de points tels que (lemme 3.2.5), il existe en vertu de la proposition 3.4.4, un voisinage affinoïde de dans qui tropicalise et toutes les (celles qui sont nulles sur sont automatiquement tropicales).
La famille est un atlas intégral sur adapté à et à chacune des ; on peut donc calculer toutes les intégrales en jeu au moyen de cet atlas, et le résultat cherché s’ensuit immédiatement.
\remaname 3.9.3.
Supposons qu’il existe une partition de l’unité mesurable telle que pour tout . On montre alors par la même méthode que ci-dessus que