3.9 Premières propriétés de l’intégrale [01QN]
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3.9 Premières propriétés de l’intégrale
Soit un bon espace -analytique purement de dimension .
3.9.1
Soit une -forme (resp. une -forme) à support fortement paracompact dans .
Soit un ouvert de et soit un domaine analytique fermé de .
La forme est à support fortement paracompact dans en vertu du lemme 3.2.9.
On peut donc définir , (resp. ), et , (resp. ) dans le cas intégrable.
Si est compact et si est tropicale, ces définitions coïncident avec celles du paragraphe 3.7.
3.9.2
L’intégrale est linéaire dans le sens suivant. Soit une famille localement finie et dénombrable de formes mesurables de type (resp. ) à supports fortement paracompacts dans , et soit une famille de nombres réels.
La forme est alors bien définie, et à support fortement paracompact dans : pour le voir, on choisit pour tout un ouvert paracompact de contenant .
Chaque composante connexe de est dénombrable à l’infini. Comme les sont en nombre dénombrable, chaque composante connexe de est dénombrable à l’infini. Par conséquent, est un ouvert paracompact de contenant le support de chacune des , et a fortiori le support de .
On a alors
et
dans le cas intégrable.
Pour le voir, on commence par choisir un ouvert paracompact de contenant (on a vu ci-dessus qu’un tel ouvert existe toujours).
Donnons-nous une famille de domaines affinoïdes de tels que les recouvrent , et une partition de l’unité lisse sur , subordonnée à .
Fixons . Comme la famille est localement finie, et comme le support de est constitué pour tout de points tels que (lemme 3.2.5), il existe en vertu de la proposition 3.4.4, un voisinage affinoïde de dans qui tropicalise et toutes les (celles qui sont nulles sur sont automatiquement tropicales).
La famille est un atlas intégral sur adapté à et à chacune des ; on peut donc calculer toutes les intégrales en jeu au moyen de cet atlas, et le résultat cherché s’ensuit immédiatement.
\remaname 3.9.3.
Supposons qu’il existe une partition de l’unité mesurable telle que pour tout . On montre alors par la même méthode que ci-dessus que
3.9.4
Soit une forme mesurable de bidegré (resp. ) telle qu’il existe un atlas intégral sur , adapté à .
Soit un domaine analytique fermé de , et soit un domaine analytique fermé de . Supposons que contienne (resp. soit un voisinage) de .
On a alors (resp. ), et (resp. ) dans le cas intégrable.
En effet, les différentes intégrales en jeu peuvent se calculer au moyen des atlas et , et l’assertion découle dès lors aussitôt de la proposition 3.7.2 (resp. 3.7.3).
Par un raisonnement analogue également fondé sur la proposition 3.7.2 (resp. 3.7.3), on montre que si et sont deux domaines analytiques fermés de , alors :
(resp. chacun des quatre termes , , , est majoré par la somme des trois autres) ;
(resp. ) dans le cas intégrable.