6.1.8 Réduction à la Temkin [01V1]
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6.1.8 Réduction à la Temkin
Soit un espace -analytique séparé et soit . Lorsque est strict et lorsque , Temkin a défini dans [52], la réduction de ; c’est un ouvert quasi-compact et non vide de l’espace de Zariski-Riemann de sur .
L’application établit une bijection entre l’ensemble des domaines strictement analytiques de et celui des ouverts quasi-compacts et non vides de .
Pour traiter le cas général (germes non stricts, valeur absolue triviale), Temkin a développé dans [53] une théorie analogue à la précédente, mais plus sophistiquée, qui recourt à l’algèbre commutative graduée.
Nous n’en aurons pas besoin ici ; plus précisément, nous n’aurons besoin que de la «partie non graduée» de la théorie de Temkin, au sujet de laquelle nous allons dire quelques mots ; nos assertions se démontrent en décalquant mutatis mutandis les preuves de [53].
Nous ne faisons plus maintenant d’hypothèses sur le germe . Nous définissons exactement comme dans [53], mais en nous contentons des réductions classiques (et non graduées) des corps et algèbres affinoïdes en jeu. On obtient là encore un ouvert quasi-compact non vide de , qui coïncide avec celui construit précédemment dans le cas où est strict et où la valuation est non triviale. Il existe une application continue naturelle de la réduction graduée vers .
Soit un ouvert quasi-compact et non vide de . Son image réciproque sur en est un ouvert quasi-compact et non vide, qui s’identifie dès lors à , où est un domaine analytique de qui est uniquement déterminé et satisfait l’égalité .
On dira qu’un domaine de obtenu par ce procédé est relativement strict. L’application établit une bijection entre l’ensemble des domaines relativement stricts de et celui des ouverts quasi-compacts et non vides de .