2.1 Géométrie analytique : conventions et notations [01MR]
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2.1 Géométrie analytique : conventions et notations
On fixe pour toute la suite de l’article un corps ultramétrique complet ; sa valeur absolue peut être triviale. On note son anneau de valuation et son corps résiduel.
2.1.1
Dans ce texte, la notion d’espace -analytique sera à prendre au sens de Berkovich, et plus précisément de [8] ; notons que les espaces définis dans [7] sont ceux qui sont qualifiés de bons dans [8], c’est-à-dire ceux dont tout point admet un voisinage affinoïde, et donc une base de voisinages affinoïdes.
2.1.2
Soit un espace -analytique.
Pour tout , on note le corps résiduel complété de . On note l’anneau local de en ; lorsque est bon, il est noethérien ([8], th. 2.1.4), hensélien ([8], th. 2.1.5) et excellent ([29], th. 2.13).
On pose
On a l’égalité (cf. [28], 1.14).
2.1.3 Dimension centrale d’un germe d’espace -analytique
Soit un germe d’espace -analytique. La dimension centrale de est le minimum, pour voisinage analytique de dans , de la dimension de l’adhérence de Zariski de dans . Elle est majorée par en vertu de ce qui précède.
Lorsque est bon, on a d’après le corollaire 1.12 de [30] l’égalité
2.1.4
Soit un morphisme d’espaces -analytiques qui est topologiquement propre, et soit un point de dont la fibre est de dimension nulle et ne rencontre pas . La fibre étant compacte et de dimension nulle, elle est ensemblistement finie. Soit . Comme est de dimension nulle et sans bord en , elle est finie en ([8], cor. 3.1.10). Il existe donc un voisinage analytique compact de dans et un voisinage analytique compact de dans tels que induise un morphisme fini ; quitte à restreindre , on peut supposer qu’il ne rencontre pas les antécédents de autres que . Posons . Par construction, est un voisinage analytique compact de dans tel que soit fini.
2.1.5
Rappelons ([21], chap. 1, §9, no 10, définition 6, p. 69) qu’un espace topologique est dit paracompact s’il est séparé et si tout recouvrement ouvert possède un raffinement qui est localement fini. Un espace compact est paracompact. Une partie fermée d’un espace paracompact est paracompacte.
Un espace localement compact est dit dénombrable à l’infini s’il est réunion dénombrable d’ensembles compacts ; un espace localement compact dénombrable à l’infini est paracompact. Plus généralement, un espace topologique localement compact est paracompact si et seulement si c’est l’espace somme d’une famille d’espaces localement compacts dénombrables à l’infini (loc. cit., théorème 5, p. 70).
Soit un espace topologique et soit une partie fermée de . Nous dirons que est fortement paracompacte dans si elle possède un voisinage ouvert et paracompact dans . Si est paracompact, toute partie fermée est évidemment fortement paracompacte.
Toute partie fermée d’un espace topologique qui est fortement paracompacte dans est paracompacte. Dans l’autre sens, notons le lemme suivant.
\lemmname 2.1.6.
Soit un espace analytique. Toute partie compacte de possède un voisinage ouvert qui est dénombrable à l’infini. En particulier, toute partie compacte de est fortement paracompacte.
Démonstration.
Soit une partie compacte de . Soit un point de ; il possède un voisinage ouvert dans qui est ouvert, paracompact et connexe par arcs ([8], remarque 1.2.4 (iii)), donc réunion dénombrable de parties compactes. Puisque est compact, il existe une partie finie de telle que la réunion des , pour , contienne . Cet ensemble est ouvert dans et dénombrable à l’infini. ∎