6.2.11 [01VH]
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6.2.11
Le produit tensoriel de deux fibrés en droites métrisés et possède une unique métrique pour laquelle si et sont des sections de et respectivement. De même, l’inverse d’un fibré en droites métrisé possède une unique métrique pour laquelle si est une section inversible de . Si les métriques sur et sont continues, resp. PL, resp. lisses, il en est de même des métriques sur et .
\remaname 6.2.12.
On peut définir des fonctions -PL comme les fonctions dont un multiple entier (non nul) est PL, voire les fonctions -PL comme le sous-espace réel engendré par les fonctions PL.
On pourrait définir de même une métrique -PL (resp. -PL) sur un fibré vectoriel comme on l’a fait pour les métriques PL, en remplaçant l’égalité (6.2.9.1) de la définition 6.2.9 par , où les sont des fonctions strictement positives telles que soit -PL (resp. -PL) pour tout .
Une métrique sur un fibré en droites est dite -formelle s’il existe un entier tel que la métrique induite sur la puissance tensorielle est formelle. Une métrique -formelle est -PL.
Ces métriques sont importantes en pratique.
\propname 6.2.13.
Supposons que . Soit un espace strictement -analytique paracompact. Tout fibré vectoriel sur possède une métrique formelle.
Démonstration.
Berkovich démontre dans [8], Théorème 1.6.1, que sous ces hypothèses, correspond à un espace rigide quasi-séparé possédant un recouvrement affinoïde de type fini (au sens où chaque ouvert du recouvrement ne rencontre qu’un nombre fini d’entre eux). D’après le théorème 2.8/3 de [15] (qui étend du cas quasi-compact au cas paracompact le théorème fondamental de Raynaud, théorème 4.1 de [16] ; voir aussi [44]), est la fibre générique d’un schéma formel admissible quasi-paracompact .
Soit alors un fibré vectoriel sur . D’après [8] (bas de la p. 37), il est associé à un fibré vectoriel sur l’espace rigide . De plus, est la fibre générique d’un faisceau cohérent sur . Apparemment, la preuve ne se trouve dans la littérature (proposition 5.6 de [16], par exemple) que sous l’hypothèse que est compact. Cependant, si nous partons d’un recouvrement de type fini de par des affinoïdes, la procédure décrite dans le lemme 5.7 de [16] ne modifiera le modèle formel au voisinage d’un point donné de qu’en un nombre fini d’étapes, si bien que le résultat s’étend, de même que notre fibré vectoriel. Appliquant alors le théorème de platification ([17], théorème 4.1), il existe un éclatement formel tel que le transformé strict de soit localement libre sur . ∎