Soit un germe d’espace -analytique et
soit un fibré en droites métrisé PL sur .
Supposons que
est d’image dense
et que
le fibré en droites sous-jacent à est trivialisable.
Démonstration.
Soit une famille de sections
globales de sur
qui l’engendre en tout point.
Soit .
La section se relève en une section de
qui est inversible et de norme en tout point de .
Notons le domaine d’inversibilité de dans
et le domaine relativement strict de défini par la condition
; on a .
Soit aussi l’unique élément de
tel que .
On a pour tout ,
et sur .
Puisque les germes recouvrent ,
on a donc .
Observons aussi que pour tout , le domaine est le lieu de validité
de la conjonction des inégalités ,
lorsque parcourt , et que
le couple est défini par la cochaîne
.
Inversement, supposons que la norme de soit de la forme
, où
est une famille finie d’éléments de .
Pour tout , soit le lieu de validité de la
conjonction des inégalités pour variable.
Le fibré peut alors être défini par le cocycle ,
subordonné au G-recouvrement de .
Pour tout , la cochaîne
définit une section globale de sur
dont le lieu d’inversibilité est précisément .
Comme les recouvrent , leurs réductions
recouvrent et
les engendrent .
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\propname 6.8.3.
Soit un espace analytique compact, purement de dimension .
Soit une famille
finie de fonctions inversibles sur et soit
le moment correspondant.
1)
La fonction
est globalement psh-approchable.
2)
Soit un point intérieur de .
Il existe alors
un nombre réel positif ou nul tel que
au voisinage de .
3)
Supposons que l’on ait
pour et
sinon. Soit le moment donné par .
Le nombre réel ne dépend que du germe de polytope calibré
de en muni de son immersion dans .
En particulier,
si la dimension tropicale de en est , on a .
Démonstration.
Soit la fonction sur ;
pour tout , soit la fonction
donnée par .
D’après le lemme 5.7.2, est convexe et
l’on a (uniformément),
d’où la première assertion.
Avec les notations de la troisième assertion, on a au voisinage de . On peut donc supposer que .
Soit le polytope muni de son calibrage canonique ;
posons . On place l’origine de l’espace
affine au point ; observons en effet que
pour tout ,
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Soit une fonction sur
et soit la fonction lisse sur .
On a donc
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Soit une décomposition cellulaire de
adaptée à .
On a donc
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Si est un sommet de , le même argument que celui
effectué dans la preuve du lemme 5.7.5
prouve que le terme correspondant à converge vers
lorsque ,
où
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En revanche, si ,
cette quantité converge vers .
Par suite, , où
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On a ainsi pour toute
fonction lisse tropicalisée par .
Ce calcul montre aussi que ne dépend que
des faces calibrées de dimension de contenant le point .
En particulier,
si n’a pas de face de dimension qui contienne ,
c’est-à-dire si la dimension tropicale de en
est .
Soit une fonction lisse arbitraire sur ; soit
un voisinage de qui est un dommaine analytique
compact sur lequel est tropicale. Alors,
il existe un moment et un morphisme affine de tores
tel que , une fonction
sur .
Le même calcul montre qu’il existe un nombre réel
tel que dès que
est tropicalisée par . Nécessairement, .
Autrement dit, pour toute
fonction lisse , soit encore .
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