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0.3.2 [01L1]

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0.3.2

Le lien entre espaces de Berkovich et espaces réels est fourni par la « géométrie tropicale ».

Le point de vue tropical en géométrie analytique sur un corps valué kk (ultramétrique ou non) consiste à approcher un espace analytique XX par ses tropicalisations, ou amibes, images de XX dans 𝐑n\mathbf{R}^{n} par des applications de la forme x↦(log⁡|f1​(x)|,…,log⁡|fn​(x)|)x\mapsto(\log\mathopen{|}{f_{1}(x)}\mathclose{|},\dots,\log\mathopen{|}{f_{n}(x)}\mathclose{|}), où f1,…,fnf_{1},\dots,f_{n} sont des fonctions analytiques inversibles sur XX. Introduit initialement dans le cas où kk est le corps des nombres complexes et XX est une variété algébrique (voir [6, 56, 47]), ce point de vue a ensuite été développé dans le cas ultramétrique (citons notamment [10, 33, 39]).

Il est fondamental que les amibes sont alors des sous-espaces linéaires par morceaux de 𝐑n\mathbf{R}^{n}, connexes si XX est connexe. Ce fait, initialement démontré dans [10], a ensuite reprouvé par [39] à l’aide d’un argument de Berkovich issu de son analyse locale [9] des espaces analytiques (qui repose sur l’existence d’altérations [42]), puis dans [32] comme conséquence de l’élimination des quantificateurs pour les corps valués algébriquement clos. Voir aussi l’article [48] pour une autre incarnation du lien intime entre géométrie analytique et géométrie tropicale.

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