On fait l’hypothèse qu’il existe un atlas
intégral sur qui est
adapté à .
On pose
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On dira que la forme est
intégrable sur
(resp. sur )
si
(resp. ).
Si c’est le cas,
est intégrable sur
(resp. sur ) pour tout , et
la famille
(resp.
) est sommable.
On pose alors
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Les valeurs de (resp.
),
et de (resp. )
dans le cas intégrable
semblent
dépendre de notre choix
d’atlas intégral. Il n’en est en réalité rien, comme le montre
le lemme ci-dessous – ce qui justifie
a posteriori nos notations.
Démonstration.
Supposons tout d’abord
que est de type .
Insensibilité au choix des .
Supposons donnée la famille , et
fixons . L’élément
de et,
le cas échéant,
le réel
ne dépendent pas
du choix de .
Pour le voir, on choisit un (autre) domaine
analytique compact de qui est un voisinage de
dans .
On a alors en vertu de l’assertion 2)
de la proposition 3.7.2
les égalités
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et les mêmes sans valeurs absolues en cas d’intégrabilité, ce qu’on souhaitait établir.
Insensibilité au choix de tout l’atlas.
On suppose donné l’atlas intégral
; soit
un autre atlas intégral sur adapté à .
On peut modifier les (ce qui,
par ce qui précède, ne change pas les intégrales en jeu)
de sorte que pour tout , le domaine
analytique compact
tropicalise tous les :
cela provient du fait que si
est fixé, presque toutes les fonctions sont nulles
sur (qui est relativement compact).
De même, pour tout , on modifie de
sorte qu’il tropicalise
toutes les fonctions lisses .
Posons et .
Comme les et les sont à support
compact (dans et respectivement), on les prolonge par
en des fonctions lisses sur tout entier.
Fixons et . L’intégrale
est alors égale à
(notons qu’ici la somme est finie, puisque les
sont presque toutes nulles au voisinage du compact ).
En effet, sur .
Il existe donc un voisinage analytique
compact de
dans
sur lequel
(notons que par compacité de
cette somme est finie).
En vertu de l’assertion 2) de la proposition 3.7.2,
il vient
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comme annoncé. On a de même pour tout couple
l’égalité
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On peut dès lors écrire
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ce qui prouve que
ne dépend pas
pas du choix d’un
l’atlas intégral adapté
à .
Lorsque est intégrable,
l’intégrale
ne dépend pas non plus des choix faits :
pour le prouver, on
décalque la démonstration ci-dessus en remplaçant
partout par .
La preuve du lemme lorsque est une
-forme est
en tout point similaire à celle que l’on vient
de donner pour les -formes,
à ceci près qu’elle se fonde
sur l’assertion 2) de la proposition 3.7.3
au lieu de l’assertion 2) de la proposition 3.7.2.
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