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\exemname 6.2.10 (Métriques formelles) . [01VG]

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\exemname 6.2.10 (Métriques formelles).

Soit EE un fibré vectoriel sur un espace analytique XX. Considérons un modèle formel (𝔛,𝔈)(\mathfrak{X},\mathfrak{E}) de (X,E)(X,E) : cela signifie que 𝔛\mathfrak{X} est k∘k^{\circ}-schéma formel, plat et localement topologiquement de type fini muni d’un isomorphisme 𝔛η≃X\mathfrak{X}_{\eta}\simeq X et que 𝔈\mathfrak{E} est un fibré vectoriel sur 𝔛\mathfrak{X} muni d’un isomorphisme 𝔈η≃E\mathfrak{E}_{\eta}\simeq E. On lui associe une métrique PL sur EE de la façon suivante.

Soit (𝔘i)(\mathfrak{U}_{i}) un recouvrement formel de 𝔛\mathfrak{X} qui trivialise 𝔈\mathfrak{E} et soit, pour tout ii, une trivialisation (e1,…,en)(e_{1},\dots,e_{n}) de 𝔈|𝔘i\mathfrak{E}|_{\mathfrak{U}_{i}}. Pour tout ii, 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} est un domaine analytique de XX.

Pour toute section ss de EE sur le domaine analytique fermé 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} de XX, il existe une unique famille (f1,…,fn)(f_{1},\dots,f_{n}) de fonctions holomorphes sur 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} telles que s=∑fi​eis=\sum f_{i}e_{i}, et l’on pose ∥s∥=max⁡(|f1|,…,|fn|)\mathopen{\|}{s}\mathclose{\|}=\max(\mathopen{|}{f_{1}}\mathclose{|},\dots,\mathopen{|}{f_{n}}\mathclose{|}) ; c’est une fonction continue.

Si (e1′,…,en′)(e^{\prime}_{1},\dots,e^{\prime}_{n}) est une autre trivialisation de 𝔈|𝔘i\mathfrak{E}|_{\mathfrak{U}_{i}}, il existe une matrice inversible A∈GLn⁡(𝔘i)A\in\operatorname{GL}_{n}(\mathfrak{U}_{i}) telles que (e1,…,en)=(e1′,…,en′)⋅A(e_{1},\dots,e_{n})=(e^{\prime}_{1},\dots,e^{\prime}_{n})\cdot A. Si s=∑fi​ei=∑fi′​ei′s=\sum f_{i}e_{i}=\sum f^{\prime}_{i}e^{\prime}_{i}, cela entraîne la relation (f1′,…,fn′)t=A​(f1,…,fn)t(f^{\prime}_{1},\dots,f^{\prime}_{n})^{\mathrm{t}}=A(f_{1},\dots,f_{n})^{\mathrm{t}}. Pour tout point x∈𝔘i,ηx\in\mathfrak{U}_{i,\eta}, ∥A⁡(x)∥=∥A−1​(x)∥=1\mathopen{\|}{A(x)}\mathclose{\|}=\mathopen{\|}{A^{-1}(x)}\mathclose{\|}=1, si bien que l’on a max⁡(|fi|)=max⁡(|fi′|)\max(\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|})=\max(\mathopen{|}{f^{\prime}_{i}}\mathclose{|}). Il en résulte que la définition donnée de ∥s∥\mathopen{\|}{s}\mathclose{\|} ne dépend pas du choix de la trivialisation (e1,…,en)(e_{1},\dots,e_{n}).

Cela entraîne aussi que ces différentes prescriptions coïncident sur les domaines analytiques 𝔘i,η∩𝔘j,η\mathfrak{U}_{i,\eta}\cap\mathfrak{U}_{j,\eta}, d’où un morphisme de faisceau de EE dans l’espace des fonctions à valeurs réelles sur XX.

Comme les domaines 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} forment un G-recouvrement de XX, tout point de XX possède un voisinage qui est réunion finie de certains de ces 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta}. Par suite, l’image de ce morphisme est contenu dans le faisceau 𝒞XG0\mathscr{C}^{0}_{X_{G}}.

C’est une métrique PL sur EE. De telles métriques seront appelées formelles.

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