ScalingStacks

6.2.7 [01VC]

Original official author HTML, exact retained edition. Historical TeX conversion verdicts remain unchanged. Cited-edition alignment and mathematical self-containment are not assessed.

Complete original source context · Original author HTML

6.2.7

Si XX est un espace kk-analytique, on définit PL⁡(X){\rm PL}(X) comme le groupe abélien des fonctions continues à valeurs réelles ff sur XX possédant la propriété suivante : il existe un G-recouvrement (Xi)(X_{i}) de XX par des domaines analytiques relativement stricts et, pour tout ii, un fonction holomorphe inversible fif_{i} sur XX telle que f|Xi=log⁡|fi|f|_{X_{i}}=\log\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|}.

\lemmname 6.2.8.

L’ensemble PL⁡(X){\rm PL}(X) est un sous-groupe du groupe des fonctions numériques continue sur XX. Si uu et vv sont deux fonctions PL, max⁡(u,v)\max(u,v) et min⁡(u,v)\min(u,v) sont PL.

Démonstration.

La fonction nulle est évidemment PL. Soit (Xi)(X_{i}) un G-recouvrement de XX par des domaines analytiques relativement stricts et, pour tout ii, soit fif_{i} et gig_{i} des fonctions inversibles sur XiX_{i} telles que u|Xi=log⁡|fi|u|_{X_{i}}=\log\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|} et v|Xi=log⁡|gi|v|_{X_{i}}=\log\mathopen{|}{g_{i}}\mathclose{|}. La fonction u+vu+v est égale à log⁡|fi​gi|\log\mathopen{|}{f_{i}g_{i}}\mathclose{|} sur XiX_{i}, ce qui prouve qu’elle est PL. De même, la fonction −u-u est égale à log⁡|fi−1|\log\mathopen{|}{f_{i}^{-1}}\mathclose{|} sur XiX_{i}, donc est PL.

Notons Xi+X_{i}^{+} et Xi−X_{i}^{-} les domaines analytiques de XiX_{i} définis par |fi|≥|gi|\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|}\geq\mathopen{|}{g_{i}}\mathclose{|} et |fi|≤|gi|\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|}\leq\mathopen{|}{g_{i}}\mathclose{|} respectivement. Sur Xi+X_{i}^{+}, on a max⁡(u,v)=log⁡|fi|\max(u,v)=\log\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|} et min⁡(u,v)=log⁡|gi|\min(u,v)=\log\mathopen{|}{g_{i}}\mathclose{|}. sur Xi−X_{i}^{-}, on a max⁡(u,v)=log⁡|gi|\max(u,v)=\log\mathopen{|}{g_{i}}\mathclose{|} et min⁡(u,v)=log⁡|fi|\min(u,v)=\log\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|}. Il en résulte que max⁡(u,v)\max(u,v) et min⁡(u,v)\min(u,v) sont PL. ∎

\definame 6.2.9.

Soit XX un espace kk-analytique et soit E¯\bar{E} un fibré vectoriel métrisé sur XX. On dit qu’une base (e1,…,en)(e_{1},\ldots,e_{n}) de EE est orthonormée si

∥(∑fi​ei)​(x)∥=max⁡|fi​(x)|\mathopen{\|}{(\sum f_{i}e_{i})(x)}\mathclose{\|}=\max\mathopen{|}{f_{i}(x)}\mathclose{|} (6.2.9.1)

pour tout domaine analytique YY de XX, toute famille (fi)(f_{i}) de fonctions analytiques sur YY et tout x∈Yx\in Y.

On dit que E¯\bar{E} est PL (ou que la métrique de EE est PL) s’il existe un G-recouvrement (Xi)(X_{i}) relativement strict de XX tel que E¯|Xi\bar{E}|_{X_{i}} admette pour tout ii une base orthonormée.

\exemname 6.2.10 (Métriques formelles).

Soit EE un fibré vectoriel sur un espace analytique XX. Considérons un modèle formel (𝔛,𝔈)(\mathfrak{X},\mathfrak{E}) de (X,E)(X,E) : cela signifie que 𝔛\mathfrak{X} est k∘k^{\circ}-schéma formel, plat et localement topologiquement de type fini muni d’un isomorphisme 𝔛η≃X\mathfrak{X}_{\eta}\simeq X et que 𝔈\mathfrak{E} est un fibré vectoriel sur 𝔛\mathfrak{X} muni d’un isomorphisme 𝔈η≃E\mathfrak{E}_{\eta}\simeq E. On lui associe une métrique PL sur EE de la façon suivante.

Soit (𝔘i)(\mathfrak{U}_{i}) un recouvrement formel de 𝔛\mathfrak{X} qui trivialise 𝔈\mathfrak{E} et soit, pour tout ii, une trivialisation (e1,…,en)(e_{1},\dots,e_{n}) de 𝔈|𝔘i\mathfrak{E}|_{\mathfrak{U}_{i}}. Pour tout ii, 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} est un domaine analytique de XX.

Pour toute section ss de EE sur le domaine analytique fermé 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} de XX, il existe une unique famille (f1,…,fn)(f_{1},\dots,f_{n}) de fonctions holomorphes sur 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} telles que s=∑fi​eis=\sum f_{i}e_{i}, et l’on pose ∥s∥=max⁡(|f1|,…,|fn|)\mathopen{\|}{s}\mathclose{\|}=\max(\mathopen{|}{f_{1}}\mathclose{|},\dots,\mathopen{|}{f_{n}}\mathclose{|}) ; c’est une fonction continue.

Si (e1′,…,en′)(e^{\prime}_{1},\dots,e^{\prime}_{n}) est une autre trivialisation de 𝔈|𝔘i\mathfrak{E}|_{\mathfrak{U}_{i}}, il existe une matrice inversible A∈GLn⁡(𝔘i)A\in\operatorname{GL}_{n}(\mathfrak{U}_{i}) telles que (e1,…,en)=(e1′,…,en′)⋅A(e_{1},\dots,e_{n})=(e^{\prime}_{1},\dots,e^{\prime}_{n})\cdot A. Si s=∑fi​ei=∑fi′​ei′s=\sum f_{i}e_{i}=\sum f^{\prime}_{i}e^{\prime}_{i}, cela entraîne la relation (f1′,…,fn′)t=A​(f1,…,fn)t(f^{\prime}_{1},\dots,f^{\prime}_{n})^{\mathrm{t}}=A(f_{1},\dots,f_{n})^{\mathrm{t}}. Pour tout point x∈𝔘i,ηx\in\mathfrak{U}_{i,\eta}, ∥A⁡(x)∥=∥A−1​(x)∥=1\mathopen{\|}{A(x)}\mathclose{\|}=\mathopen{\|}{A^{-1}(x)}\mathclose{\|}=1, si bien que l’on a max⁡(|fi|)=max⁡(|fi′|)\max(\mathopen{|}{f_{i}}\mathclose{|})=\max(\mathopen{|}{f^{\prime}_{i}}\mathclose{|}). Il en résulte que la définition donnée de ∥s∥\mathopen{\|}{s}\mathclose{\|} ne dépend pas du choix de la trivialisation (e1,…,en)(e_{1},\dots,e_{n}).

Cela entraîne aussi que ces différentes prescriptions coïncident sur les domaines analytiques 𝔘i,η∩𝔘j,η\mathfrak{U}_{i,\eta}\cap\mathfrak{U}_{j,\eta}, d’où un morphisme de faisceau de EE dans l’espace des fonctions à valeurs réelles sur XX.

Comme les domaines 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta} forment un G-recouvrement de XX, tout point de XX possède un voisinage qui est réunion finie de certains de ces 𝔘i,η\mathfrak{U}_{i,\eta}. Par suite, l’image de ce morphisme est contenu dans le faisceau 𝒞XG0\mathscr{C}^{0}_{X_{G}}.

C’est une métrique PL sur EE. De telles métriques seront appelées formelles.

Original mathematics by the credited authors. Source-backed reader collection; mathematical self-containment is not assessed.