Démonstration. [01SW]
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Démonstration.
Le domaine analytique de contient le fermé de Zariski ; il contient donc un voisinage de (car est sans bord). Par propreté topologique de , on en déduit que est inclus dans pour tout suffisamment proche de .
Nous allons établir un résultat analogue à propos de . Celui-ci est contenue dans une réunion finie de compacts qui sont chacun de la forme pour un certain et un certain ([32], lemme 3.1).
Soit un morphisme et soit . Pour tout , on a ; par conséquent, , et la dimension -analytique de est donc de dimension majorée par . Dès lors, est un polytope de dimension inférieure ou égale à . Son image réciproque est un domaine analytique compact de . Son intersection avec est un domaine analytique compact de ce dernier, qui est dès lors un voisinage de dans ; par conséquent, contient pour suffisamment petit.
Il s’ensuit qu’il existe un polytope de dimension tel que pour tout suffisamment petit. Soit tel que et pour tout .
Choisissons une décomposition cellulaire de telle que soit contenu dans la réunion des cellules de .
Soit une -cellule de . Il suffit de montrer les résultats suivants :
- —
pour tout , on a , et le calibrage de sur est constant et égal à celui de sur ;
- —
pour tout segment de le calibrage de sur se déduit de celui de sur par produit avec le calibrage standard de .
Il résulte de la définition des calibrages que l’on peut, pour ce faire, remplacer par puis, en composant avec une projection bien choisie (de façon à induire une injection sur ), supposer que ; notons que l’égalité (pour ) est préservée par cette modification.
Soit et soit le squelette de . Soit un point de l’image canonique de dans . Nous allons montrer que est fini et plat de degré strictement positif au-dessus de , et que ce degré ne dépend pas de .
La dimension relative de est égale à au-dessus de . En effet, . Si est un antécédent de par , on a
Comme est de dimension , on a et donc . La fibre de en est donc de dimension nulle, ce qu’on souhaitait établir.
Le morphisme est sans bord en tout point situé au-dessus de . En effet, la projection de sur appartient par construction à , laquelle ne rencontre pas ; tous les antécédents de par sont dès lors des points intérieurs de , d’où l’assertion.
Le morphisme est plat au-dessus de . En effet, comme , on a . En conséquence, il résulte de 2.1.3 que l’anneau local est de dimension ; c’est donc ou bien un corps, ou bien un anneau de valuation discrète, puisque est lisse. Si c’est un corps, l’assertion est évidente.
Supposons que ce soit un anneau de valuation discrète, et soit un antécédent de . Comme est un anneau de valuation discrète, la dimension centrale de ce germe (2.1.3) vaut 1. Le morphisme étant fini en par ce qui précède, la dimension centrale de est égale à d’après le lemme 1.13 de [30]. En utilisant à nouveau 2.1.3, on voit que est de dimension . Comme est , l’anneau local est (cf. [29], th. 3.4) et donc de Cohen-Macaulay.
Récapitulons : est une -algèbre finie et de même dimension que ; l’anneau est régulier et est de Cohen-Macaulay. Par conséquent, la -algèbre est plate, et est ainsi plat en tout point situé au-dessus de .
Le degré de au-dessus de ne dépend pas de . Cela résulte simplement de la connexité de , que nous allons établir. Si , notons le point de qui lui correspond. Donnons-nous deux points et de . On relie alors à grâce à un chemin joignant à sur , puis à grâce à un chemin reliant à sur (on utilise la continuité de la section de Shilov associé à ).
Conclusion. Notons cette valeur commune du degré. Soit et soit son image sur . Comme est fini et plat de degré au-dessus de , le morphisme est fini et plat de degré au-dessus de par fonctorialité. En particulier, est égal au degré de au-dessus de n’importe quel point de et il est donc non nul. Il s’ensuit que pour tout ; par compacité, pour tout . Ceci achève la démonstration, nos assertions sur les degrés entraînant les propriétés requises pour les calibrages. ∎