1.4.1 [01M7]
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1.4.1
Fixons une classe admissible de fonctions numériques. Soit un espace affine de dimension finie sur et soit un polytope de ; on note l’injection canonique de dans .
Soit un ouvert de . On définit comme le sous-espace vectoriel de constitué des formes possédant la propriété suivante : pour toute cellule de contenue dans , l’image de dans , dont le germe au voisinage de est défini sans ambiguïté, est nulle en tout point de . Comme
cette propriété se traduit, en coordonnées, par la nullité d’un certain nombre d’applications sur .
Pour vérifier qu’une section de appartient à , il suffit de s’assurer que la condition ci-dessus est satisfaite sur un ensemble de cellules recouvrant (par exemple, sur une décomposition cellulaire de ). Lorsque est contenue dans la classe des fonctions continues, on peut se contenter de tester l’annulation requise en les points intérieurs des cellules considérées.
Il est immédiat que est un sous-faisceau en -espaces vectoriels de . On définit alors le faisceau comme le faisceau quotient de par son sous-faisceau . Cette définition est compatible avec la précédente lorsque est un sous-espace affine de .
Le faisceau est un -module gradué, et une -algèbre graduée si est stable par multiplication. On écrira au lieu de , et parfois au lieu de . Lorsque est stable par multiplication, un faisceau d’anneaux.
\remaname 1.4.2.
Si est un ouvert de et si , on sait définir , ainsi que si l’intégrale précédente est finie et si est orienté (on fixe une décomposition cellulaire de , et on calcule séparément l’intégrale sur chaque cellule de dimension ).