0.3.4 [01L3]
Original official author HTML, exact retained edition. Historical TeX conversion verdicts remain unchanged. Cited-edition alignment and mathematical self-containment are not assessed.
Complete original source context · Original author HTML
0.3.4
Revenons maintenant au cas des espaces analytiques sur un corps ultramétrique . Soit un tel espace. La définition d’une forme lisse de type est définie en considérant des tropicalisations locales et des superformes sur l’image dans , une fois adaptée la définition de Lagerberg au cas des espaces linéaires par morceaux.
En revanche, si est de dimension , on voudrait définir l’intégrale d’une forme de type de la forme comme la somme des intégrales à la Lagerberg sur les sous-espaces de dimension de . Cela pose deux problèmes supplémentaires :
- —
L’intégrale définie par Lagerberg dépend du système de coordonnées canonique sur et ses sous-espaces linéaires n’en disposent pas a priori ;
- —
Si l’on pense à la formule de projection en théorie de l’intersection, ou à la formule du changement de variables dans les intégrales multiples, l’intégrale de ne peut être égale à qu’à un facteur correctif près, espèce de degré de .
Nous les résolvons simultanément en introduisant la notion de calibrage d’un sous-espace linéaire par morceaux de dimension de . À des questions d’orientation près, il s’agit essentiellement d’une famille de -vecteurs définis face par face. En contractant la superforme de type par ces -vecteurs, on la transforme en une -forme différentielle sur l’espace linéaire par morceaux, forme qu’on intègre de façon usuelle. La théorie de Lagerberg correspond au choix du -vecteur sur .
Si est compact, nous définissons alors un calibrage canonique de . Négligeant ici des problèmes de bord, le fait que, lorsque , soit fini et plat au-dessus du squelette de , et le degré de en ces points, intervient crucialement dans cette construction.
Signalons qu’il aurait peut-être été possible d’éviter d’introduire cette notion de calibrage en utilisant des structures -linéaires sur les espaces linéaires par morceaux considérés mais nous n’avons pas développé cette approche.