0.3.1 [01L0]
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0.3.1
La construction des faisceaux de formes différentielles repose sur un travail récent d’A. Lagerberg [43] dont le but est d’adapter les outils classiques de la théorie du pluripotentiel sur les variétés complexes à l’analyse convexe sur des espaces vectoriels réels.
Pour tout ouvert de l’espace vectoriel , Lagerberg construit une algèbre bigraduée commutative en dédoublant le complexe de De Rham de : pour tous ,
En particulier, est l’algèbre des fonctions sur . Pour , on note et la -ieme forme coordonnée vue respectivement dans et . Cette algèbre possède deux dérivations, notées et , analogues des dérivations holomorphes et antiholomorphes. Elles sont caractérisées par la formule
si est une fonction sur . Cette algèbre possède aussi une involution qui échange et .
L’opérateur est l’analogue de l’opérateur de Monge-Ampère complexe ; il s’exprime d’ailleurs en termes de l’opérateur de Monge-Ampère réel : on a en effet
Les éléments de sont appelées superformes de type sur ; le préfixe super est ajouté par référence à la superanalyse de Berezin ; comme nous n’utiliserons pas cette dernière, nous nous permettrons souvent d’omettre ce préfixe.
Une -forme sur un ouvert de s’écrit
où est une fonction . Son intégrale est alors définie par la formule
Cela donne automatiquement naissance à une théorie des courants. Il y a aussi une notion de forme positive, de courant positif ; les fonctions convexes sont caractérisées par la positivité de leur image par l’opérateur , etc.