0.2.3 Courants [01KW]
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0.2.3 Courants
Nous introduisons alors la notion de courant. Comme chez Schwartz et De Rham, ceux-ci sont définis comme les formes linéaires sur l’espace des formes différentielles lisses à support compact (et, techniquement, qui évitent le bord) qui vérifient une condition de continuité convenable. Par l’intégration des formes différentielles de type et le produit extérieur, les formes s’identifient à des courants. L’intégration sur , sur un sous-espace de , une mesure sur , donnent aussi lieu à des courants.
Si est une fonction méromorphe régulière sur (c’est-à-dire définie sur un ouvert de Zariski dense), la fonction définit un courant. Notons le diviseur de (un cycle de codimension sur ) et le courant sur qui se déduit par linéarité des divers courants d’intégration sur les composantes de . Nous prouvons alors l’analogue de la formule de Poincaré-Lelong.